Melle Fit | Vivre avec une hernie discale
Une petite rétrospective de ce que j'ai pu vivre depuis que j'ai une hernie discale.
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Vivre avec une hernie discale

Salut les fitgens,

Aujourd’hui je souhaitais vous parler de mes petits bobos avec lesquels je vis au quotidien… Cela fait presque 10 ans que je suis « propriétaire » d’une hernie discale. Elle a cependant été diagnostiquée en 2014 si je ne me trompe pas. Elle se situe au niveau L4, L5, et j’ai la « chance » d’avoir en plus une excroissance osseuse qui pousse en forme de bec de perroquet à cet endroit. Les douleurs sont allées de manière croissante, mais j’ai toujours fait l’autruche. En ignorant le problème, il finira bien par disparaître n’est-ce pas? A non? Autant pour moi, j’aurais essayé.

J’ai donc commencé par une simple radiographie, lors de laquelle le radiologue m’a donné rendez-vous le lendemain pour un scanner, parce qu’il pensait qu’il y avait là quelque chose qui avait besoin de plus de détails. Les résultats du scanner vous ont été énoncés ci-dessus. J’ai donc ensuite fait ce que toute personne censée aurait fait, j’ai rangé ces scans, et j’ai continué à aller au dojo donner et prendre beaucoup d’amour violent 😛 Rien de mieux que de cogner pour décompresser n’est-ce pas? 😉 Je boitais par intermittence bien entendu, la douleur étant présente, mais plus ou moins forte selon les jours…

Jusqu’à ce jour ou, je me suis retrouvée incapable de bouger sans avoir envie de me jeter par la fenêtre… Et pourtant, vous pouvez me croire, la douleur, j’encaisse plutôt bien (quand vous vous prenez des parpaings et des mawashis de mecs en moyenne de 20kg minimum de plus que vous 5 fois par semaine, tout le reste vous paraît une balade de santé). Mais là, clouée au lit comme une mamie. Et j’ai attendu 2 jours dans cet état avant de me dire que peut-être, ce serait bien que j’aille voir aux urgences ce qu’ils proposaient comme plat du jour… 🙂 . J’ai du mettre 30 minutes pour descendre les quelques étages qui me séparaient de la voiture, tout autant pour marcher jusqu’aux urgences une fois garée. Et la, assise sur une chaise, j’ai attendu 8 heures avant que l’on me fasse passer derrière cette fameuse porte, qui apparaît comme le Saint Graal, l’étape ultime de la délivrance! Et la, ces tarabiscotés de gens du personnel médical, plutôt que de m’aider à me déplacer ont gentiment attendu que je me traîne jusqu’à eux sur bien 30 mètres. Heureusement qu’il y avait des rampes pardi. Quand je fus enfin installée, ils m’ont encore fait poireauter quelques temps avant de m’injecter une dose de cheval de morphine. Je me suis endormie très rapidement, et lorsque je me suis réveillé (impossible de me souvenir le temps que cela avait duré) j’ai demandé quand je verrais le médecin qui s’occupait de ce type de problèmes. Et oh joie, on me répondit: vous devez aller voir votre médecin qui vous fera une ordonnance pour aller voir un spécialiste. En attendant, vous pouvez rentrer chez vous. ….  😐 . SERIOUSLY DUDE???

Effectivement, je pouvais à nouveau marcher sans trop souffrir. Je pris donc la voiture afin de me rendre chez mon médecin et suivre les consignes. Au passage, j’ai juste failli avoir une cinquantaine d’accidents (oui j’avoue j’exagère un peu sur ce coup la, mais j’étais vraiment à l’ouest :-P, c’était de la bonne, vous pouvez me croire ahahaha ). Et bien oui laissons les gens rouler après ce qui leur a été injecté dans les veines… Enfin bref, lorsque mon super sauveur médecin m’a reçu, j’ai du m’étaler un peu sur son bureau car mon corps et mon cerveau avaient du mal à suivre. Après lui avoir tout expliqué, il appela directement un cabinet de rhumatologie. Pour continuer dans la série des « faute à pas de chance », celui qu’il voulait que j’aille voir n’avait aucun rendez-vous disponible dans les 6 mois à venir, et aux vues de l’urgence de la situation, il me trouva finalement une date 1 semaine après. Une super spécialiste pour laquelle je dois dire, il n’y avait pas foule lorsque je me rendis au cabinet. Ce jour là, je n’avais quasiment pas mal. La douleur ne descendait pas dans la jambe ni dans la fesse, elle se situait juste aux lombaires, et formait une barre. Au final, la phrase que je pense ne jamais oublier de cette pseudo spécialiste fut:« revenez lorsque vous serez paralysée ». 😀  Mais quelle bonne barre de rire 🙂 . Après en avoir parlé à mon entourage, je me rendis compte qu’elle n’était pas très appréciée de la plupart de ses patients qui ne retournaient pas la voir. Au final, au jour d’aujourd’hui, je ne suis jamais retourné voir un rhumatologue. C’était en 2015.

J’ai à nouveau été victime de douleurs fulgurantes et étant nouvelle dans la société dans laquelle je travaille, je ne pouvais me permettre d’être en arrêt, surtout pour ce type de soucis. Je ne vous raconte pas les soirées à traîner la patte et faire semblant de rayonner alors que tout ce que je voulais faire c’était hurler parce que c’était juste le 20ème aller-retour que je tapais au pas de course sur 500m… Je pensais que ce serait temporaire… Que ma bonne vieille douleur habituelle reviendrait à la normale. Et bien non. Finalement, depuis 2 mois, je vais voir une kiné que j’adore d’ailleurs 🙂 Et qui me soulage quand elle le peut. Malgré tout cela, elle plisse les lèvres lorsque j’essaye tant bien que mal de mettre mes baskets mais que je n’y arrive pas.

Au final, j’ai appris à vivre avec cette douleur continuelle, et elle ne m’empêche pas de faire ce que j’ai envie. Je m’adapte, et même mes entraîneurs adaptent certains exercices pour moi. Au final, nous pouvons vivre avec, il suffit juste de se dire qu’il y a largement pire dans la vie que cela. Je respire, je fais ce qu’il me plaît, je ne suis pas paralysée, et par dessus tout, je suis une passionnée qui peut vivre ses passions 🙂  Alors vivons à 100% tout en se préservant au maximum 🙂 Aujourd’hui, j’essaye de faire attention à ma santé, je ne fais plus l’autruche. Et si vous me suivez régulièrement, vous aurez l’occasion de voir l’avancée de ces efforts.

Enfin bref, vous en savez un peu plus sur moi à présent 🙂 .

 

2 Comments
  • Alex
    Posted at 13:27h, 15 avril Répondre

    Courage, la vie peut des fois nous réserver de belles surprises

    • Julie
      Posted at 17:22h, 15 avril Répondre

      Merci Alex 🙂 Je n’en doute pas le moins du monde

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